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Stress, surcharge, perte de sens : comprendre les mécanismes de l’épuisement

  • Photo du rédacteur: Charlotte Poitevin
    Charlotte Poitevin
  • 23 sept. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 déc. 2025


Dans les entreprises, le mot « stress » est omniprésent. Mais derrière ce terme galvaudé se cache un mécanisme précis, qui peut, s’il s’installe, mener à l’épuisement professionnel. Pour les professionnels des ressources humaines, il est essentiel d’en comprendre la dynamique afin de mieux cibler les actions de prévention.


Du stress aigu au stress chronique


Le stress est d’abord une réaction normale de l’organisme face à une contrainte : une échéance, une urgence, une pression hiérarchique. On parle alors de stress aigu, ponctuel, souvent mobilisateur.

Le danger apparaît quand la situation perdure sans ressources suffisantes pour y faire face. Le stress devient chronique : ruminations, fatigue persistante, perte de concentration, sentiment de ne plus avoir de recul.

Ce déséquilibre constant entre contraintes et ressources fragilise durablement la santé psychique et physique.


Trois formes d’épuisement


L’épuisement ne prend pas une seule forme. Il peut s’exprimer de différentes manières :

  • Le burn-out : la surcharge de travail, la pression continue, le sentiment de ne jamais pouvoir faire assez.

  • Le bore-out : l’ennui, l’absence de stimulation, une sous-activité vécue comme un vide.

  • Le brown-out : la perte de sens, l’impression que son travail est inutile ou contraire à ses valeurs


Ces trois visages de l’épuisement partagent un même point commun : une dissonance entre ce que vit le salarié et ce dont il aurait besoin pour se sentir aligné.


Les signaux d’alerte chez les middle managers


Les middle managers sont particulièrement exposés à ces mécanismes. Parmi les signaux qui doivent alerter :

  • irritabilité ou découragement récurrents,

  • isolement croissant vis-à-vis de l’équipe ou de la hiérarchie,

  • absentéisme répété pour « petits maux » (migraines, insomnies, douleurs diffuses),

  • discours marqué par la perte de sens ou la dévalorisation de soi


Ignorer ces indicateurs expose l’entreprise à des situations lourdes : désengagement, arrêts longs, voire départs définitifs.


Pourquoi agir en amont grâce au coaching


Prévenir l’épuisement, ce n’est pas seulement traiter les cas avérés. C’est aussi donner des ressources aux managers avant que le stress ne devienne chronique.


Un coaching professionnel permet par exemple de :

  • prendre du recul sur les priorités et la charge réelle de travail,

  • identifier ses limites et apprendre à poser un cadre,

  • redonner du sens à ses missions en lien avec les valeurs de l’entreprise,

  • renforcer la capacité à gérer ses émotions et à communiquer clairement.


En offrant ce soutien aux middle managers, l’entreprise agit en prévention primaire, c’est-à-dire avant que la situation ne dégénère en souffrance avérée et ne provoque des coûts financiers et humains importants.


Conclusion

L’épuisement émotionnel n’arrive pas du jour au lendemain : il est le résultat d’un processus identifiable. En tant que professionnel RH, vous avez le pouvoir d’interrompre ce processus en misant sur des accompagnements adaptés. Le coaching des middle managers est un investissement qui réduit les risques psychosociaux, tout en consolidant le maillon central de la performance collective.


Sources :

  • Elodie Montreuil 2020 Ed. Dunod - « Prévenir les risques psychosociaux et améliorer la qualité de vie au travail – Des outils pour agir efficacement »

  • Agnès Bonnet-Suard 2020 Ed. Eyrolles - « Reconnaitre le burnout – Agir contre l’épuisement émotionnel et se retrouver »


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