Le coaching, un outil de prévention primaire des risques psychosociaux
- Charlotte Poitevin

- 7 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 déc. 2025
On distingue trois niveaux de prévention des risques psychosociaux (RPS) :
Prévention primaire : agir sur les causes, avant que le problème n’apparaisse.
Prévention secondaire : limiter les effets, accompagner ceux qui commencent à souffrir.
Prévention tertiaire : réparer les conséquences, par exemple après un burn-out
Trop souvent, les entreprises se concentrent sur les niveaux secondaire et tertiaire. Or, les actions les plus efficaces à long terme relèvent de la prévention primaire.
Pourquoi agir sur les causes plutôt que sur les conséquences
Les causes des RPS sont bien connues : surcharge, mauvaise organisation du travail, communication déficiente, manque de reconnaissance, perte de sens, …
Si elles ne sont pas traitées, les interventions en aval (formations de gestion du stress, accompagnements post burn-out) ne font que limiter la casse sans résoudre le problème.
Le rôle clé des middle managers
Les middle managers sont à la fois victimes et acteurs de ce système. Ils subissent la pression, mais ils sont aussi ceux qui traduisent la stratégie en organisation quotidienne.
C’est à ce niveau que l’action est la plus efficace : en renforçant leurs ressources, on impacte directement la charge, la clarté et le climat de travail des équipes.
Comment le coaching s’inscrit en prévention primaire
Un coaching professionnel permet :
d’apprendre à répartir équitablement la charge de travail,
de clarifier les attentes et prioriser les missions,
de développer une communication plus fluide avec l’équipe et la hiérarchie,
de poser un cadre qui réduit les tensions collectives,
de mieux comprendre ses collaborateurs
En outillant les managers sur ces points, on agit directement sur les causes organisationnelles du stress, avant qu’il ne se transforme en épuisement ou en désengagement.
Conclusion
Investir dans le coaching des middle managers, c’est choisir la prévention primaire :
protéger la santé psychologique avant que les symptômes n’apparaissent,
réduire durablement les coûts liés aux RPS,
améliorer la performance collective en même temps que la qualité de vie au travail.
Un choix stratégique, bien plus efficace que de courir après les conséquences.
Sources :
Elodie Montreuil 2020 Ed. Dunod - « Prévenir les risques psychosociaux et améliorer la qualité de vie au travail – Des outils pour agir efficacement »
Agnès Bonnet-Suard 2020 Ed. Eyrolles - « Reconnaitre le burnout – Agir contre l’épuisement émotionnel et se retrouver »




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