La préservation de la santé mentale au travail ne peut pas être « cosmétique »
- Charlotte Poitevin

- 29 sept. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 déc. 2025
Face à la montée des risques psychosociaux (RPS), certaines entreprises multiplient les initiatives de bien-être : séances de yoga, baby-foot, Chief Happiness Officer… Ces actions ont leur place, mais lorsqu’elles ne s’attaquent pas aux causes profondes du stress, elles relèvent davantage de la prévention cosmétique.
Les limites des actions superficielles
Des travaux sur les RPS montrent que ce qui pèse sur les salariés n’est pas d’abord l’absence de loisirs ou de confort, mais bien :
des charges de travail mal régulées,
des objectifs contradictoires ou flous,
une communication défaillante avec la hiérarchie,
une absence de reconnaissance du travail accompli
Ignorer ces réalités au profit d’initiatives périphériques peut générer l’effet inverse : un sentiment de décalage, voire de cynisme, vis-à-vis de la direction.
Ce qu’attendent vraiment les middle managers
Pour les managers de proximité, la prévention passe avant tout par du concret :
des priorités claires,
un soutien dans la gestion des tensions,
la possibilité de donner du feedback et d’exprimer leurs difficultés,
une reconnaissance réelle de leur rôle de courroie de transmission
Sans ces bases, aucun dispositif « bien-être » ne pourra compenser le stress chronique qu’ils peuvent subir.
Le coaching comme réponse structurelle
Le coaching individuel répond précisément à ces attentes en agissant sur le cœur du problème :
clarifier les rôles et responsabilités ;
outiller la communication avec l’équipe et la hiérarchie ;
redonner du sens aux décisions à relayer ;
renforcer la confiance du manager dans sa capacité à poser un cadre.
En travaillant sur ces leviers, le coaching contribue à une véritable prévention primaire, qui agit avant que les tensions ne dégénèrent en souffrance.
Conclusion
Pour les professionnels des ressources humaines, la préservation de la santé mentale au travail ne peut pas se limiter à des actions symboliques. Elle doit cibler les points névralgiques de l’organisation. Les middle managers, parce qu’ils concentrent une grande partie de la charge émotionnelle et organisationnelle, sont un point d’entrée important. En les accompagnant par du coaching, vous transformez la prévention en un levier stratégique de performance et de climat social.
Sources :
Elodie Montreuil 2020 Ed. Dunod - « Prévenir les risques psychosociaux et améliorer la qualité de vie au travail – Des outils pour agir efficacement »
Agnès Bonnet-Suard 2020 Ed. Eyrolles - « Reconnaitre le burnout – Agir contre l’épuisement émotionnel et se retrouver »




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